PIXINGUINHA, UM HOMEM CARINHOSO

PIXINGUINHA, UN HOMME TENDRE

By Denise SARACENI

YPEARTS AUDIOVISUAL LTDA - as PROD

Biography - Pre-Production 2013


    • Year of production
    • 2013
    • Genres
    • Biography
    • Countries
    • BRAZIL
    • Languages
    • BRAZILIAN-PORTUGUESE
    • Budget
    • 5 - 10 M$
    • Duration
    • 110 mn
    • Director(s)
    • Denise SARACENI
    • Writer(s)
    • Paulo HALM, José CARVALHO, Marcos BERNSTEIN
    • Synopsis
    • Samedi de carnaval, février 1973. Les rues d’ Ipanema sont bloquées par un défilé de la Banda de Ipanema. Un taxi essaie d’ouvrir son chemin au millieu de la confusion. Dedans, voyagent Pixinguinha, son fils Alfredinho et deux anciens amis, Donga et João da Baiana. Ils sont en retard pour le baptême qui aura lieu dans l’église Nossa Senhora da Paz, dans lequel Pixinguinha sera le parrain.
      Il réussissent à arriver à l’eglise. Au millieu de la cérémonie du baptême, Pixinguinha, à 76 ans, se sent mal et tombe par terre. Alfredinho et ses amis essayent de lui prêter secours. Pixinguinha respire haletant, il a la tête qui tourne. Il ferme les yeux, s’évanouit. Tout se noircit.
      Pixinguinha se souvient de son enfance, chez ses parents, la célèbre Pension Vianna, où, les soirs, se réunissait la crème de la crème du choro brésilien. Et c’est en écoutant des musiciens connus comme Ernesto Nazareth, qui fréquentait la Pension, que le garçon Pixinguinha va aussi apprendre à jouer. Pour la surprise de son père, dans très peu de temps, Pixinguinha se montre un flûtiste de talent. Bien vite, le garçon en culottes courtes se produit avec des orchestres, animant les entractes des cinématographes de la ville et se présentant dans des bars et des fêtes.
      Avec son frère China et ses amis d’enfance Donga et João da Baiana, ils forment le groupe de Carnaval Caxangá, dans la Place Onze. C’est aussi dans cette place que se trouve la maison de Tia Ciata, prêtresse de cultes afro-brésiliens fréquentés par tous, et c’est là où les garçons « fornt la fête » la nuit, après les spectacles. Où les musiciens de samba, choro et même classiques, comme le Maestro Villa-Lobos, participent à des rencontres confraternelles, où la flûte de Pixinguinha règne. Timide, un peu maladroit, le jeune Pixinguinha devient un géant quand il exécute ses solos de flûte. Tia Ciata prophétise: nous allons encore entendre beaucoup parler de Pixinguinha.
      C’est dans cette ambiance musicale enflammée qui vont surgir, la même année, 1917, deux des plus grands classiques de la musique brésilienne: “Pelo Telefone” (Par le téléphone), la première samba enregistrée, de Donga, et “Carinhoso” (Tendre), chanson de Pixinguinha, qui n’aurait des paroles que vingt ans plus tard. Presque cent ans se sont passés et « Carinhoso » est devenu la chanson la plus connue du peuple brésilien, un véritable hymne populaire.
      Pixinguinha et ses amis sont invités à jouer dans un des plus renommés “cinématographes” de l’époque, le ciné Palais. Ce sera le berceau du groupe « Os 8 Batutas ». La première présentation des jeunes hommes fait sensation et même scandale. Pour beaucoup, c’est une absurdité qu’une « bande de négros » joue dans un endroit aussi sophistiqué.
      Le millionnaire Arnaldo Guinle se trouve parmis ceux qui sont ensorcelés par les « 8 Batutas ». Il les invite à jouer dans des fêtes dans son magnifique hôtel particulier. Guinle voit dans la musique de Pixinguinha et de ses amis une des plus hautes manifestations de la culture brésilienne et propose aux « Batutas » de séjourner à Paris, pour montrer au Vieux Monde la beauté de la musique authentiquement brésilienne.
      Et c’est ainsi que ces jeunes hommes noirs, mulâtres, métis, mi-noirs ou mi-blancs, traversent l’Atlantique en janvier 1922 pour conquérir Paris. Accompagnés de Duque et Gabi, danseurs de maxixe qui connaissaiente déjà le succès à Paris depuis plusieurs années, «Les Batutas» joueront pendant un mois au Shérazade, à Montmartre, enchantant les français... et les françaises.
      À Paris Pixinguinha fait la rencontre du jeune et talentueux trompettiste américain, musicien de Jazz, Louis Armstrong. Depuis cette rencontre, Pixinguinha va commencer à alterner la flûte et le saxophone, en se montrant également génial avec les deux instruments.
      Quand ils rentrent au Brésil, 6 mois après, ils sont reçus comme des héros. Ils jouent dans la première émission radiophonique, qui a lieu dans la fête du centenaire de l’indépendance du Brésil. Les « 8 Batutas » commencent à jouer aussi du jazz et d’autres mélodies. C’est le groupe le plus prestigieux du pays. Pixinguinha est invité à travailler dans une Revue Musicale jouée uniquement par des acteurs noirs et rencontre une jeune danseuse qui va gagner son coeur. C’est Beti, et bientôt ils se marieront.
      Pour soutenir sa famille, Pixinguinha cherche de nouvelles possibilités de travail. Invité par Mr. Evans, homme d’affaires américain à la tête de l’importante maison de disques RCA Victor, il y devient directeur musical et orchestrateur. Pixinguinha sera responsable d’une grande évolution dans le monde de la musique, en créant des arrangements pour des chansons qui finiront par devenir des classiques, comme “Taí”, enregistrée par la jeune Carmem Miranda. C’est une époque d’aisance, Pixinguinha obtient un financement pour s’acheter une maison avec sa femme, a même une voiture avec un chauffeur en uniforme, pour se promener avec elle en grand style, en profitant du confort que l’argent lui apporte.
      Mais tout n’ai pas gai. L’avènement du film sonore va causer du chômage parmis les musiciens, qui avaient dans les cinémas un marché de travail important. De plus, le film parlant finit par ouvrir les portes du Brésil aux produits américains, avec de graves conséquences pour la culture brésilienne, notamment, pour la musique. Chez RCA, Pixinguinha essaie d’aider ses amis, en les embauchant pour jouer dans l’orchestre de la maison de disques.
      À la maison, Pixinguinha et Beti ont aussi des problèmes. Le couple ne réussit pas à avoir des enfants, pour le désespoir de Pixinguinha, qui se découvre stérile. Ils finissent par adopter Alfredinho. Le garçon deviendra la raison d’un énorme bonheur pour Pixinguinha, qui l’élève comme un fils naturel malgré le fait que le garçon soit blanc.
      Pixinguinha n’a pas encore 40 ans et il est déjà connu et a beaucoup de succès. Ses chansons sont enrégistrées en disques et sont jouées à la radio qui voit le jour au Brésil. Et c’est un personnage populaire, respecté par le peuple.
      Mais Pixinguinha est un homme au coeur libre comme un oiseau, malgré le prestige et le bon salaire, il se sent « pris dans une cage » par le quotidien de la maison de disques. Il se sent bureaucratisé, il s’ennuie. À cette époque, il se met à boire de trop, cherchant dans la cachaça un soulagement de cette vie confortable, mais sans émotions. C’est le début de son déclin. La boisson commence à détériorer sa capacité de jouer et, après une soirée bien arrosée où on lui vole sa flûte qui lui avait été offerte par son père, il prend la décision de désormais ne jouer que du saxophone. Il choisit comme successeur un jeune flûtiste, Benedito Lacerda, qui en peu de temps va s’avérer un virtuose.
      Licencié par RCA Victor, Pixinguinha commence à avoir des problèmes financiers. L’hypothèque de sa maison va venir à terme et il n’arrive pas à payer les traites de la banque. Il est sauvé par les mains de Benedito Lacerda, maintenant un musicien renommé. Il propose à Pixinguinha d’enregistrer plusieurs disques ensemble, lui avance la somme de l’hypothèque, à condition de le reconnaître comme coauteur de toutes les chansons qu’il ait composées, pas seulement des nouvelles, mais aussi les vieux succèss. Pixinguinha est contraint de l’accepter, même si Beti et ses amis accusent Lacerda d’être un profiteur. Mais Pixinguinha se console car il va recommencer à jouer. La musique, c’est sa vie et tant qu’il joue, tout va bien. C’est le retour du succès.
      À partir de ce moment, la fiction s’interrompt. Et, sous le fond musical d’ “André de Sapato Novo”, dans l’immortelle interprétation du sax de Pixinguinha et de la flûte de Benedito Lacerda, nous voyons une succession de documents de l’époque, des photos et des extraits de films, avec Pixinguinha lui-même. En train de jouer avec Benedito, avec le groupe de la Velha Guarda, tous habillés en veste blanche et chapeau de paille. Pixinguinha en train de jouer avec Tom Jobim.
      On revient à sa vieillesse tranquille, en famille, parmi ses cages d’oiseaux bien aimées. Il parle à sa femme qui s’affaire dans la cuisine, alors qu’un fracas de verre cassé et le silence qui s’ensuit annoncent l’immense tristesse qui s’ensuit. Alfredinho et son père rendent visite à une Beti cardiaque, hospitalisée. Pixinguinha est inconsolable, sachant que son épouse est en train de mourir. Il ne peut même pas lui dire qu’il est lui-même interné dans ce même hôpital, malade du cœur lui aussi, de peur que la nouvelle n’agrave l’état d son épouse.
      Après les funérailles de Beti, nous sommes de retour à l’église, dans ce samedi de carnaval en 1973. Pixinguinha agonise, soutenu par Alfredinho, et ses amis Donga et JB. Hors de l’église, la Banda de Ipanema fait son défilé. Pixinguinha console ses amis en disant qu’il est prêt à mourir. Bientôt il pourra se joindre à sa bien-aimée Beti et, aussi, à ses amis morts, Noel Rosa, Villa-Lobos, Nazareth et même, Benedito Lacerda. Il vont jouer de la musique au ciel.
      Pixinguinha meurt. La nouvelle de sa mort court dans les rues. La Banda de Ipanema se tait, en hommage au musicien. Plusieurs pleurent. Le tambour bat la mesure de la douleur du deuil. Soudain, quelqu’un dans la foule se met à chanter “Carinhoso” (Tendre), en se faisant accompagner par une autre personne, puis une autre personne et encore une autre. Bientôt des milliers de voix s’unissent dans la chanson éternelle. La beauté de la musique chasse la tristesse, et la Bande chante, devant la porte de l’église, son dernier hommage au compositeur immortel. Il commence à pleuvoir. “Até o céu chorou” (Même le ciel a pleuré), dit un homme dans la foule du Carnaval. Noircissement.
      FIN
      © Copyright 2012 YPEARTS AUDIOVISUAL LTDA
      TOUS LES DROITS RÉSERVÉS.
    • Production schedule
    • PRINCIPLA PHOTOGRAPHY AUG-OCT 2013
      POST PRODUCTION NOV13-APR14
      RELEASING IN BRAZIL AUG 2014
    • Beginning of shooting
    • Aug 01, 2013
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