LE SANG DES MARTYRS

By Jeremie LAURENT

VILLAGE 42

Drama - Development 2015

Maroc 1905. Les bagnes militaire regorgent de ce que l’armée française peut recracher : soldats indisciplinés, homosexuels, subversifs... Clambert va tenter de s’opposer au règne de l’arbitraire, dans ce qui fût sans doute, une des plus formidables entreprises de deshumanisation : BIRIBI

    • Year of production
    • 2015
    • Genres
    • Drama, Historical
    • Countries
    • FRANCE
    • Languages
    • FRENCH
    • Director(s)
    • Jeremie LAURENT
    • Writer(s)
    • Jonathan CARON
    • Producer(s)
    • Benjamin FILLOLA (village 42), Cyril CADARS (village 42), Nicolas COMBALBERT (village 42)
    • Synopsis
    • Début du XXème siècle dans un corps disciplinaire de l’armée française en Afrique du nord.
      Pierrot est encore jeune. Le crâne parsemé de coupures, il patiente sous une tente avec deux autres détenus au corps recouvert de tatouages : Lautrel et Mémèz. Un gardien vient pour lever leur punition. Les deux bagnards humilient Pierrot et l’informent que le caïd du camp, « Le Breton », se réserve le droit de le violer. Ce sont les premiers jours du jeune homme dans cette prison à ciel ouvert, sans murs ni barreaux. Très affaibli, il peine à tenir debout mais doit pourtant travailler. Deux prisonniers en fin de peine, Clambert et Bourlin, sont désignés pour s’occuper de lui, l’habiller, l’emmener sur le chantier et le mettre au travail. Tandis qu’un riche civil soudoie les officiers du camp afin de pouvoir employer les prisonniers sur un chantier privé, Pierrot fait la connaissance de ses compagnons de chambrée. Tout en travaillant, les hommes se donnent du courage en chantant une vieille chanson paillarde. Mais le soir venu, Lautrel et Mémèz vont rapidement venir se rappeler au bon souvenir du jeune homme, et l’inviter à venir faire la connaissance de ce « Breton » qui soit disant : « Meurt d’envie de le rencontrer ». Ne pouvant s’opposer frontalement au caïd sans remettre en cause leur sécurité et leur libération prochaine, Clambert et Bourlin abandonnent Pierrot à son triste sort.
      Les jours se suivent et se ressemblent : sévices des gardiens, travaux forcés, viol... Mais, pris d’affection pour le jeune homme, Clambert va peu à peu se rapprocher de Pierrot. Suivi par Bourlin, il va décider de s’opposer à la tyrannie du caïd. Mais on ne remet pas impunément en cause l’ordre établi de Biribi. Mis au défi, pour conserver son autorité le Breton va à tout pris devoir faire payer à Clambert son impertinence. Deux hommes vont être chargés d’assassiner le mutin, mais ce dernier va se défendre, attirant ainsi l’attention des gardiens qui le puniront sévèrement. Devant la cruauté des « matons » la troupe manque de se révolter et Clambert est mis au trou. Le gêneur ainsi écarté, le Breton envoie à nouveau ses comparses chercher Pierrot. Cette fois, Bourlin n’intervient pas et le jeune homme se résigne à devoir une nouvelle fois endurer l’humiliation. Durant la nuit, le vétéran du bataillon, un vieillard édenté qui semble avoir toujours vécu dans cet enfer vient furtivement apporter un peu de réconfort à Clambert. Au matin, Pierrot s’est tranché les veines. Remontés par la mort de Pierrot qu’ils imputent à leurs conditions de détentions, les prisonniers commencent à se révolter. Pour ramener l’ordre, le capitaine ordonne le départ immédiat d’une partie des hommes vers le chantier privé, situé à une demi-journée de marche dans le désert. Autant par sadisme que pour sanctionner leur indiscipline, le gardien chargé de désigner les « volontaires » choisit Clambert et ses proches, ainsi que « le Breton » et quelques-uns de ses hommes ; pour effectuer cette marche harassante.
      Après plusieurs heures de route, Clambert est à bout de force. Bourlin et les autres détenus encouragent le gardien à le laisser poser son sac sur une des mules du cortège. À la surprise de tous, le Breton, peut-être autant pris de remords que d’admiration pour la ténacité de son adversaire, se joint au groupe pour tenter de sauver Clambert. Le gardien finit par céder. Clambert s’en va poser son sac sur une mule, mais alors que le gardien allait donner l’ordre de repartir, il est soudainement abattu d’une balle dans la tête. La troupe vient de tomber dans une embuscade tendue par une tribu de touareg. Complètement à découvert, les soldats sont transpercés de toutes parts. Clambert est protégé par le corps de la mule, mais touché au bras il s’effondre. Les coups de feu cessent. Le Breton n’est pas mort mais il est gravement touché. Clambert croise son regard. Les deux hommes s‘observent et le Breton sourit. Est-ce l’attitude égoïste du Caïd ou la rébellion idéaliste de Clambert qui est la source amené ce dénouement absurde ? Soudain, une escouade de légionnaire vient au secours des disciplinaires. Les hommes au képi blanc mettent facilement en déroute les indigènes, puis tentent de secourir les blessés. Seuls le vieillard, Clambert et une jeune recrue ont survécu. Ils regardent les légionnaires manipuler les cadavres de leurs camarades. Amis, ennemis... Tout ça n’a plus beaucoup d’importance.
      Les trois survivants sont allongés sur des brancards tirés par des ânes et sont suivis de prés par la troupe de légionnaires au pas. On rentre au camp. Le vieillard commence à siffloter la chanson qui amusait tant Clambert et ses amis. Les trois hommes se mettent à rire. Surpris, les légionnaires se concertent du regard et entonnent un chant de marche. Le désert avale la troupe, tandis qu’un immense soleil rouge vient s’enterrer derrière les dunes.
    • Beginning of shooting
    • Sep 01, 2015
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